Sobriété des bâtiments publics : Clermont-Ferrand lance CUBE Ville

19 février 2026

Le 3 février 2026, la Ville de Clermont-Ferrand a officiellement lancé son challenge CUBE Ville au stade Philippe Marcombes. Cette matinée a réuni les équipes des bâtiments municipaux engagés dans le programme. Dès le départ, la collectivité a affiché une ambition claire : inscrire durablement la sobriété énergétique dans le fonctionnement quotidien de ses services.

Les enjeux sont majeurs pour les collectivités. La sobriété des bâtiments publics permet à la fois de réduire les consommations, de maîtriser les dépenses publiques et d’accélérer la transition environnementale. Clermont-Ferrand s’inscrit ainsi dans une démarche structurée qui mobilise directement les agents.

Sobriété des bâtiments publics : un engagement inscrit dans la stratégie de la ville

La matinée de lancement s’est ouverte par un mot d’introduction de Pascal Vivier, directeur général adjoint de la ville de Clermont-Ferrand. Il a rappelé les objectifs structurants du programme.

La collectivité souhaite renforcer son autonomie énergétique. Elle entend également contribuer à la souveraineté et à la résilience territoriale. Par ailleurs, la maîtrise durable des dépenses publiques constitue un levier central pour accompagner la transition environnementale.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des résultats obtenus dans CUBE Ecoles. Elle reste également cohérente avec les objectifs du décret tertiaire, qui encourage les collectivités à réduire la consommation énergétique de leur patrimoine.

Ainsi, le challenge CUBE Ville devient un outil concret pour mobiliser les équipes et structurer les actions de sobriété.

Une organisation claire qui produit déjà des économies d’énergie

Clermont-Ferrand se distingue par une démarche particulièrement structurée. En effet, la collectivité a choisi de confier l’animation du challenge à une référente dédiée : Fanniah Razafitsialonina. Ce pilotage identifié permet de créer un lien régulier avec les équipes des différents bâtiments municipaux. Progressivement, une dynamique collective s’installe entre les services.

Cette organisation produit déjà des résultats mesurables. En seulement quatre mois, la ville a enregistré plus de 4 % d’économies d’énergie sur les bâtiments engagés dans le challenge.

Des agents immédiatement impliqués grâce à des ateliers participatifs

Pour lancer le challenge, la ville a privilégié des formats participatifs. L’objectif était simple : permettre aux équipes de s’approprier rapidement les actions de sobriété énergétique.

Un diagnostic en marchant a ainsi été organisé dans le stade Philippe Marcombes avec une visite technique. Cette dernière a permis d’identifier directement les leviers d’action dans le bâtiment.

En parallèle, un escape game consacré aux écogestes du quotidien a été proposé aux participants. Cette approche ludique facilite la compréhension des bons réflexes et encourage leur adoption dans les pratiques professionnelles.

Grâce à ces ateliers, les agents ont pu identifier concrètement les actions à mettre en place. Dès le démarrage du challenge, les premiers réflexes de sobriété ont donc été ancrés dans les usages.

Dix bâtiments municipaux engagés dans le challenge

Pour cette première participation, Clermont-Ferrand a inscrit un panel représentatif de son patrimoine municipal. Cette diversité permet d’expérimenter les actions de sobriété dans différents types d’équipements.

Les bâtiments engagés sont :

  • Maison de quartier Wangari-Mathai
  • Centre Jean Richepin
  • Crèche collective Les Vergnes
  • Crèche Sully
  • Opéra municipal
  • Stade Philippe Marcombes
  • Gymnase Jules Verne
  • Maison des Sports
  • Place de la Bourse
  • Hôtel de Ville de Clermont-Ferrand

Cette variété d’équipements offre un terrain d’expérimentation particulièrement intéressant pour le challenge.

Une démarche inspirante pour les collectivités

Avec un pilotage identifié, des agents mobilisés et des résultats rapides, Clermont-Ferrand illustre l’efficacité d’une démarche structurée. L’animation régulière et la mobilisation des équipes permettent d’ancrer durablement les écogestes dans les pratiques professionnelles.

La sobriété énergétique des bâtiments publics ne repose pas uniquement sur des travaux techniques. Elle dépend aussi de l’organisation interne et de l’engagement des agents. Le challenge CUBE Ville offre justement aux collectivités un cadre concret pour expérimenter ces actions et mesurer leurs résultats.

Pour aller plus loin :

Marie de Saint Roman
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