Concours d’économies d’énergie des bâtiment publics : ils continuent l’aventure avec CUBE Flex

Le d’économies d’énergie des bâtiments publics ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée. Lancée en novembre 2023 dans un contexte d’urgence énergétique et climatique, la ligue CUBE État a permis d’engager durablement les équipes dans la sobriété énergétique.
Mais surtout, une nouvelle dynamique émerge. En effet, plusieurs candidats choisissent aujourd’hui de prolonger l’expérience au sein d’autres ligues du Championnat de France des Economies d’Energie. C’est le cas notamment de candidat ayant rejoint la ligue CUBE Flex. Ainsi, la transformation engagée se poursuit, avec des ambitions renforcées.
Pourquoi prolonger la dynamique après CUBE État ?
Après deux saisons de compétition, un constat s’impose clairement. La culture commune construite autour de la mesure et du pilotage énergétique ne doit pas être perdue. En effet, les équipes ont développé des compétences solides. Elles ont appris à suivre leurs consommations, à mobiliser les occupants et à piloter leurs bâtiments.
De plus, cette dynamique collective a créé un véritable réseau entre pairs. Or, cet échange d’expériences constitue un levier clé de progression. C’est pourquoi plusieurs administrations et opérateurs ont souhaité continuer dans un cadre structurant pour maintenir leurs efforts dans la durée.
Le concours CUBE Flex ; un levier pour aller plus loin
Dans ce contexte, CUBE Flex apparaît comme une suite logique. CUBE Flex est la ligue du Championnat de France des Économies d’Énergie dédiée à la flexibilité des usages électriques. Concrètement, elle permet d’optimiser les consommations autrement. L’objectif est d’adapter les usages aux moments les plus pertinents.
Ainsi, les participants franchissent une nouvelle étape. Ils ne se contentent plus de réduire, mais cherchent aussi à mieux répartir leurs consommations. Au total, seize bâtiments de l’État ont rejoint la saison 3 de la ligue CUBE Flex. Parmi eux, des profils très variés : rectorats bretons (jusqu’à 8 bâtiments et DSDEN1 engagés dans une même dynamique régionale), les sous-préfectures des Hauts-de-Seine, le CNRS2 de Marseille, ou encore les deux sites lyonnais de la DRFIP3 Auvergne Rhône-Alpes. Cette diversité de profils illustre l’intérêt croissant pour cette approche.
Des candidats pionniers qui changent d’échelle
Viser encore plus haut : l’exemple de l’École des Ponts ParisTech

L’École des Ponts ParisTech fait partie des acteurs les plus ambitieux. Avec 33 353 m² répartis sur plusieurs bâtiments, elle a déjà atteint -40 % de réduction énergétique fin 2023. Cependant, l’équipe ne compte pas s’arrêter là. Elle vise désormais -45 %, tout en maintenant le confort thermique.
Deux bâtiments aux défis radicalement différents composent le site. Carnot, construit avec une façade de verre et de métal, est sensible aux variations de température. Coriolis, certifié BBC4 et HQE5, équipé de panneaux photovoltaïques, bénéficie de performances élevées.
Malgré ces différences, le défi de l’équipe projet s’est fixé un défi : appliquer les mêmes réflexes de sobriété dans les deux bâtiments.
Côté technique, les équipes ont mis en place plusieurs actions : détection de présence pour les éclairages, travaux d’étanchéité et de calorifugeage. Par ailleurs, des robinets thermostatiques ont été bloqués entre 19 et 20°C. Côté occupants, avec des ateliers et des démonstrations organisés mensuellement (caméra thermique, application Energic, visite des locaux techniques…) l’animation a joué un rôle central.
Ainsi, les résultats obtenus confirment l’efficacité de cette approche globale.
L’innovation au service de la sobriété : l’exemple du CSTB Sophia-Antipolis
D’un autre côté, le CSTB6 Sophia-Antipolis se distingue par une approche innovante. Ce dernier a inscrit sa participation au concours CUBE Etat dans un projet bien plus vaste : la création d’un Jumeau Numérique de son bâtiment.

Dès la première saison, les résultats sont au rendez-vous. Le site a réalisé 23,4 % d’économies d’énergie. Ces performances reposent sur plusieurs leviers : une instrumentation fine des espaces, un pilotage GTB7 optimisé et une mobilisation active des 68 agents.
En parallèle, des travaux ont été réalisés, à savoir le remplacement des fenêtres, l’installation de détecteurs de présence et d’éclairage LED… Un tableau de bord basé sur la maquette BIM8 permet un suivi en temps réel. Cette solution illustre concrètement l’apport du numérique.
Enfin, l’équipe projet a organisé de nombreuses animations à destination des occupant pour les impliquer pleinement : cafés de sensibilisation sur les écogestes, présentation du Jumeau Numérique aux agents, premières actions de conduite du changement…
Ainsi, ce projet est la preuve, qu’il est possible de concilier recherche de pointe et sobriété immédiate.
Une nouvelle étape pour les bâtiments publics en termes d’économies d’énergie
Avec CUBE Flex, une nouvelle phase s’ouvre pour les bâtiments publics. Les équipes passent d’une logique de réduction à une logique d’optimisation avancée. De plus, cette continuité renforce l’ancrage des bonnes pratiques. Elle permet aussi d’éviter l’essoufflement après le concours initial.
Progressivement, ces initiatives créent un effet d’entraînement et montrent que la transformation énergétique peut s’inscrire dans la durée.
Conclusion : et si vous passiez à l’étape suivante ?
Le concours CUBE Etat ne se limite pas à une performance ponctuelle. Il s’inscrit dans une trajectoire durable d’économies d’énergie, portée par des équipes engagées des bâtiments publics. Aujourd’hui, les candidats de CUBE État qui rejoignent CUBE Flex montrent la voie. Ils prouvent qu’il est possible d’aller plus loin, ensemble.
Glossaire :
- Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale ↩︎
- Centre National de la Recherche Scientifique ↩︎
- Direction Régionale et Interrégionale des Finances Publiques ↩︎
- Bâtiment Basse Consommation ↩︎
- Haute Qualité Environnementale ↩︎
- Centre Scientifique et Technique du Bâtiment ↩︎
- Gestion Technique du Bâtiment ↩︎
- Building Information Modeling ↩︎

