Économies d’énergie dans les bureaux tertiaires : immersion au Crédit Agricole avec le concours CUBE

12 mars 2026

Sur le campus du Crédit Agricole à Saint-Quentin-en-Yvelines, la gestion énergétique des bâtiments est un travail collectif. Sur près de 100 000 m² de bureaux, équipes techniques, exploitant énergétique et occupants agissent ensemble pour améliorer la sobriété énergétique.

Dans le cadre du concours CUBE tertiaire, deux acteurs clés partagent leur expérience : Eric Ladonne, responsable technique chez Crédit Agricole Immobilier, et Niantsa Razafindralambo, energy manager chez Dalkia. Tous deux reviennent sur leur rôle, les actions menées et l’importance d’impliquer les occupants pour réussir les économies d’énergie dans les bureaux tertiaires.

Qui êtes-vous et quel est votre rôle dans les économies d’énergie sur le site ?

Eric Ladonne : Je suis responsable technique chez Crédit Agricole Immobilier et je travaille sur le site de Saint-Quentin-en-Yvelines depuis 2011. Mon rôle consiste notamment à suivre le contrat de maintenance, à réaliser des visites techniques régulières et à vérifier que les équipements fonctionnent correctement.

Je passe également les commandes pour les travaux d’amélioration ou de remplacement des équipements, par exemple pour installer des systèmes moins énergivores. Sur un campus de 100 000 m² de bureaux, il y a toujours des équipements à optimiser ou à remplacer.
Dans le cadre du concours CUBE, j’accompagne aussi les visites techniques organisées pour les collaborateurs. L’objectif est de leur montrer l’envers du décor des bâtiments, car beaucoup ignorent comment fonctionnent les installations techniques.

Niantsa Razafindralambo : Je suis energy manager chez Dalkia. J’accompagne le Crédit Agricole dans le suivi de la consommation d’énergie et dans la mise en place d’actions d’amélioration.

Au quotidien, je travaille notamment avec Claire Huang-Rousseau sur l’organisation d’ateliers et de visites techniques dans le cadre du concours CUBE. Nous présentons aux collaborateurs les différents systèmes du bâtiment : chauffage, climatisation, eau ou encore éclairage.

Comment sensibiliser les occupants aux économies d’énergie dans des bureaux tertiaires ?

Niantsa : Les visites techniques sont très importantes. Elles permettent aux collaborateurs de comprendre ce qui se passe derrière les murs et dans les locaux techniques.
Quand ils découvrent comment fonctionnent les équipements, ils comprennent mieux pourquoi certains gestes sont demandés. Petit à petit, ils deviennent même des prescripteurs.

Eric : Cette pédagogie est essentielle. Les collaborateurs voient alors que l’économie d’énergie n’est pas uniquement une question technique.
De plus, ils réalisent que certains gestes simples ont un impact direct. Par exemple, 1 degré de chauffage supplémentaire peut augmenter la facture énergétique d’environ 7 %. Lorsque les gens comprennent cela, ils prennent davantage conscience de leur rôle.

Quels leviers techniques ont permis de réduire la consommation d’énergie ?

Le rôle de l’éclairage dans la consommation énergétique

Eric : L’éclairage représente environ 10 % de la consommation totale d’énergie. C’est donc un levier important. Sur certains espaces, comme les escaliers, l’éclairage était autrefois permanent. Nous avons remplacé ces installations par des systèmes à détection de présence, ce qui évite que les lumières restent allumées inutilement.
Nous avons aussi remplacé progressivement les anciens équipements par des technologies plus performantes, notamment les LED.

GTB et pilotage fin des équipements

Eric : Le pilotage des équipements est également un facteur clé. Sur tous les bâtiments du campus SQYPARK, nous disposons d’une gestion technique du bâtiment (GTB) qui permet de programmer et d’optimiser le fonctionnement des équipements. Par exemple, les éclairages peuvent être pilotés par plateau et par plage horaire. Cela permet d’adapter les réglages aux contraintes des équipes, notamment lorsque certains services travaillent le week-end.

Niantsa : Le pilotage concerne aussi d’autres équipements, comme les centrales de traitement d’air ou les chaudières. Sur certains bâtiments, ces systèmes s’arrêtent automatiquement lorsque les conditions extérieures le permettent.

Comment la collaboration Crédit Agricole – Dalkia accélère-t-elle la performance énergétique ?

Niantsa : Depuis 2019, nous travaillons dans le cadre d’un contrat de performance énergétique. Ce contrat prévoit un système de bonus-malus. Lorsque les objectifs d’économies d’énergie sont atteints, les gains sont partagés. En revanche, si les objectifs ne sont pas respectés, le malus est pris en charge par Dalkia.
Chaque année, nous définissons des objectifs adaptés aux spécificités des bâtiments. Plusieurs paramètres sont pris en compte, comme la météo, le nombre d’occupants ou encore l’activité du restaurant inter-entreprises.

Eric : Nous organisons également des visites techniques régulières ensemble. Elles permettent de vérifier l’état des installations et d’identifier les pistes d’amélioration. Cette collaboration favorise une logique de progrès continu.

Pourquoi les occupants sont-ils essentiels pour réussir les économies d’énergie ?

Eric : Même avec des équipements performants, la performance énergétique dépend aussi du comportement des occupants. Par exemple, certains collaborateurs signalent maintenant des anomalies. Ils peuvent nous appeler lorsqu’une lumière reste allumée la nuit ou lorsqu’une fenêtre reste ouverte alors que le chauffage fonctionne.

Niantsa : Nous mettons aussi à leur disposition un outil interne appelé OPI, qui permet de signaler rapidement un problème technique. Ce système est important, car il permet de traiter les anomalies rapidement. Il contribue également à former les occupants aux bons usages du bâtiment.

Quel geste simple pourrait encore améliorer la sobriété énergétique ?

Niantsa : Un geste simple consiste à fermer les portes des salles de réunion et des sanitaires. En effet, lorsque les portes restent ouvertes, les détecteurs de présence peuvent capter les mouvements dans les circulations et maintenir l’éclairage allumé en permanence.

Eric : De manière générale, l’important est que les occupants se sentent impliqués. Quand ils comprennent les enjeux, ils proposent souvent eux-mêmes des idées pour améliorer la sobriété énergétique.

Conclusion : le concours CUBE pour mobiliser toute l’entreprise

L’expérience du Crédit Agricole à Saint-Quentin-en-Yvelines montre que la réussite des économies d’énergie dans les bureaux tertiaires repose sur plusieurs piliers :

  • le pilotage technique des bâtiments,
  • la collaboration entre exploitant et propriétaire,
  • mais aussi l’implication des occupants.

Le concours CUBE tertiaire joue justement un rôle clé dans cette dynamique. En ouvrant les portes des locaux techniques et en expliquant le fonctionnement des équipements, il permet aux collaborateurs de mieux comprendre leur impact et d’agir au quotidien.

👉 Vous souhaitez, vous aussi, mobiliser vos équipes et réduire la consommation énergétique de vos bâtiments ? Participez au concours CUBE et engagez votre organisation dans la transition énergétique.

Pour aller plus loin :

Contactez-nous








    * Champs obligatoires