Décret tertiaire : des économies d’énergie portées par le collectif, le pari gagnant de SUDECO

12 janvier 2026

« Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin ». Chez SUDECO, ce n’est pas une formule plaquée : c’est la synthèse d’une équipe. Une équipe qui a démontré que les plus gros gains ne viennent pas forcément des “grands soirs techniques”, mais d’une organisation et d’une implication contagieuse.

Décret tertiaire économies d’énergie : une performance avant tout humaine

D’un côté, Philippe Pardini, ancien de la maison — 20 ans chez SUDECO — directeur technique régional en Auvergne Rhône-Alpes, “les mains dans le cambouis” de l’exploitation : équipements, conformité, contrats, suivi réglementaire, terrain. De l’autre, Thibault François, ingénieur Arts et Métiers au parcours industriel (responsable de site, direction industrielle). Thibault bascule vers l’efficacité énergétique à la faveur de la crise 2021-2022 : un site à risque, une marge qui fond, et un déclic — l’énergie, c’est exigeant, mais accessible, et souvent… c’est d’abord de l’humain. 

Ils se retrouvent là où beaucoup de champions CUBE se reconnaissent : le sport. Tennis, course, ils sont des compétiteurs dans l’âme. Thibault a joué 15 ans au rugby (demi de mêlée ou centre), Philippe a fait du basket. Leur complicité est directe, et leur manière de travailler ressemble à leur manière de jouer : rôles clairs, complémentarité, et une vraie appétence pour le format “concours” — sauf que Philippe, lui, n’était pas convaincu au départ. Non pas sur le fond, mais sur la charge : “encore un sujet en plus”. Jusqu’à ce moment où, en voyant les résultats tomber sans “lourds travaux”, il le dit lui-même : on se prend très vite au jeu. 

Sobriété énergétique : des convictions personnelles au bâtiment tertiaire

La sobriété, ils l’abordent par des chemins différents, mais convergents. Philippe est engagé à titre personnel depuis longtemps : maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) ossature bois construite en 2009, faible consommation. Il a également une discipline familiale autour du tri, des biodéchets, du recyclage, du compostage — avec l’envie “d’embarquer les enfants”, très tôt, jusque dans le bon bac. Thibault, lui, porte un lien fort à la nature : campagne, dernière année d’études liée à l’environnement, mais surtout un déclencheur intime en 2019, à la naissance de sa première fille. À partir de là, il veut une carrière “à impact”. Chez lui aussi, l’optimisation devient un terrain de jeu : pompe à chaleur en remplacement du gaz, Netatmo dans toutes les pièces, planning, réglages… et un constat : ça coûte moins cher. Mais l’échelle qui l’intéresse, c’est celle du bâtiment : là où les économies changent vraiment la donne. 

Concours CUBE : des économies d’énergie sans travaux lourds

Ce qui les a surpris dans CUBE ? La réponse est presque désarmante : la simplicité — et la puissance de l’humain. Thibault le dit sans détour : ils n’ont “pas révolutionné le monde”. Ils ont surtout réussi parce qu’ils étaient en équipe, organisés semaine après semaine, à suivre leurs actions, à faire les bonnes vérifications, et à embarquer tout le monde, y compris les prestataires. Philippe confirme : un site “déjà bien géré”, et pourtant un potentiel qu’ils n’imaginaient pas.  

Night tracking : l’action terrain qui change tout

Et puis il y a la trouvaille, la bonne idée qui fait basculer les bons progrès en une performance hors-norme : le night tracking. À l’origine, une blague. Puis Philippe saute dessus, pousse le sujet, et l’équipe construit une trame “de A à Z”. Résultat : une soirée qui devient un moment fondateur. Fermeture du site, tour complet jusqu’à 1h–1h30 du matin, EPI sur le dos, locaux techniques, extérieur, toiture… avec un casting inhabituel et révélateur : technicien multiservices, agents de sécurité, direction, directeur régional, directeur d’exploitation, Thibault, Valérie, Philippe. C’est “basique” — aller sur site la nuit — et pourtant redoutable : on y voit ce que personne ne voit le jour. Thibault cite même ce qu’ils ont découvert ailleurs : deux rooftops parfaitement “pilotés” sur le papier… mais l’un soufflait du froid, l’autre du chaud, et ils se battaient entre eux. Impossible à détecter autrement qu’en allant regarder. 

Leur facteur clé de réussite : un chef d’orchestre. Ils le répètent : sans Valérie Michalon, directrice de site, “motrice”, hyper impliquée, organisatrice au quotidien, le concours n’aurait pas pris cette forme-là. Elle pilote les équipes sur place, Philippe apporte la connaissance fine des équipements, Thibault prend du recul, structure, et fait le lien. Et au fond, une règle que Philippe résume avec pragmatisme : « Ce qui est fait n’est plus à faire. » On avance, on coche, on ancre. 

Pour aller plus loin :

Marie de Saint Roman
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