Sobriété énergétique dans les établissements de santé : 30 % d’économies sans grands travaux, c’est possible

Le secteur de la santé consomme 195 kWh/m² par an en moyenne et représente l’une des intensités énergétiques les plus élevées du tertiaire. Pourtant, les établissements qui s’attaquent d’abord aux usages plutôt qu’aux chantiers obtiennent des résultats immédiats. Dans le secteur de la santé, la sobriété énergétique n’est pas qu’une question de réglementation. C’est avant tout une opportunité de souder les équipes autour d’un défi collectif aux résultats concrets.
Le décret tertiaire impose −40 % d’ici 2030 et la moitié se fait sans investissement lourd
Le dispositif Éco Énergie Tertiaire (DEET) oblige tous les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² à réduire leur consommation de 40 % d’ici 2030, 50 % en 2040, 60 % en 2050. Pour les hôpitaux, CHU, EHPAD et cliniques, l’arrêté valeurs absolues IV, publié en mars 2024, fixe désormais des seuils de consommation précis par type d’activité. La bonne nouvelle : selon le rapport de l’IGAS (2024), les seules actions de sobriété comportementale 5réglages, programmation horaire, sensibilisation des équipes) permettent de réduire la consommation de 30 %. Certains établissements peuvent même atteindre le premier jalon 2030 sans un seul euro de travaux lourds.
L’humain reste le levier le plus sous-exploité
80 % des professionnels de santé se déclarent éco-engagés. 50 % estiment pourtant ne pas être soutenus par leur organisation. Ce paradoxe est une perte sèche de performance énergétique. Parce que la performance d’un bâtiment ne dépend pas uniquement de ses équipements. Au contraire; elle dépend aussi et surtout des habitudes de ses occupants. Régler correctement ses plages de chauffage, éteindre les éclairages inutiles, sensibiliser les équipes en poste de nuit… Ces gestes, multipliés à l’échelle d’un établissement, génèrent des économies mesurables en quelques mois.
Sobriété énergétique par l’usage : le CHU de Rennes prouve que la méthode fonctionne
Le bâtiment des Écoles du CHU de Rennes a réalisé 13 % d’économies d’énergie et 267 000 kWh économisés en une saison CUBE (soit 12 mois). La méthode miracle : une optimisation technique légère (régulation CVC, détecteurs de présence) couplée à une animation forte auprès des étudiants. Résultat, l’exploitant lui-même a été « boosté par la dimension concours ». Ca n’est donc pas le bâtiment qui a changé mais les usages.
Comment CUBE Tertiaire accompagne les établissements de santé
Le CFEE (Championnat de France des Économies d’Énergie) propose aux établissements de santé de rejoindre la ligue CUBE Tertiaire. Pendant une saison de 12 mois, chaque établissement forme une green team, suit ses consommations en temps réel via le protocole IPMVP, et participe à une compétition nationale. Pas de travaux imposés ,ni prérequis techniques. Le principe est d’appliquer une méthode éprouvée et qui offre un accompagnement dédié, et un objectif partagé aux équipes. Le tout dans une dynamique de compétition positive contre d’autres bâtiments participants à travers toute la France.
Conclusion : Dans les établissement de santé aussi, la sobriété énergétique est un sport collectif.
Les établissements qui y jouent obtiennent en moyenne 15 % d’économies dès la première année de concours. En appliquant la méthode CUBE, certains dépassent même les 30 % et s’approchent ainsi du premier palier du Décret Tertiaire. Prêt à entrer en jeu ? Découvrez CUBE Tertiaire et rejoignez les centaines d’établissements de santé qui ont déjà fait le premier pas.
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